Le sexe à l'hôpital : info ou intox?

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Le sexe à l'hôpital : info ou intox?

Message  djmax le Jeu 5 Jan - 16:31

Je voudrais m’attaquer aujourd’hui au vieux mythe des relations sentimentales et surtout sexuelles à l’Hôpital. Ah ! Les coucheries incessantes dans le milieu hospitalier… ! Infirmiers et infirmières, infirmières et médecins, médecins et secrétaires… à en écouter la croyance populaire, un hôpital est un vrai baisodrome ! Ca brouetterait (suis pas sûre de ma conjugaison... Nina ?) jusque dans le bloc opératoire… Je ne sais pas vraiment d’où vient cette légende, j’ai entendu un jour que la perception de « l’infirmière salope » était en rapport avec le fait qu’avant, les soignantes étaient des nonnes. Que cette population devienne soudainement laïque, libérée des vœux pieux des bonnes sœurs et souvent féminine en rapport à des médecins essentiellement hommes (à l’époque) a ensuite déchaîné les fantasmes et les représentations populaires. Mais ça n’explique pas tout.


Combien de fois, en annonçant mon métier, je me suis entendue rétorquer par un libidineux au QI d’huître, l’œil lubrique et la bave aux lèvres : « Ah ouais t’es infirmière ? Arg…Et alors, c’est vrai que vous êtes nues sous vos blouses ??? » Rien ne peut me m’excéder autant, j’ai immédiatement le bazooka qui me démange. « ET BEN NON DUCON ! » s’entend d’ailleurs souvent répondre le gros tacheron sus décrit, ce qui ne le calme pas toujours… -oui, le con est souvent incurable-. Bon sang, mais c’est totalement imbécile ! Nue sous ma blouse ? Mais pourquoi ? Je crois qu’il faut démystifier cette idée saugrenue, au-delà du fait que c’est un cliché débile dénué de sens. Parlons pratique : nue sous une tenue d’infirmière, ok, ça donne quoi ?

1) Nos tenues sont très peu seyantes et loin d’être glamours : un pantalon blanc droit noué à la taille , un haut informe au décolleté serré en V et manches à mi-bras ; le tout taillé dans un coton rigide et épais, très régulièrement nettoyé à la lessive industrielle ultra-décapante et super-désinfectante. Autant vous dire que nues là-dessous, on aurait vite des soucis d’allergies ou d’irritation dans les endroits « sensibles ». Et lorsque nous portons des « blouses » (et c’est peu souvent) nous les mettons par-dessus nos vêtements… désolée messieurs… !

2) Rappelons le contexte : nous travaillons dans un HÔPITAL. Donc : maladies transmissibles, champignons, bactéries, virus, pipi, caca, vomi, pourri, crachats, autres… L’hygiène hospitalière est implacable pour protéger les patients et le personnel des infections. Nues sous nos blouses ne serait qu’un risque supplémentaire d’attraper la première saleté qui passe, et je ne parle même pas de l’hygiène de base de chacun bien évidemment… (beurk)

3) Nouveau rappel du contexte : certaines (et certains), comme moi, exercent en psychiatrie. Nous prenons en charge des patients à la pensée dissociée, envahis d’hallucinations auditives et visuelles, de façon générale très délirant -souvent sur un thème persécutoire, ça arrive aussi sur un mode érotomane-, parfois en phase maniaque avec un comportement sexuel « hyper-développé »… Et nous faisons face presque quotidiennement à la violence. Au vu du tableau, le moindre signe « sexy » ou « aguicheur » -voir même rien du tout- risque de faire immédiatement flamber les délires et les passages à l’acte potentiels. Donc, minimum de prudence –et d’intelligence- exigée…


Vu sous cet angle, beaucoup moins sexy de suite l’infirmière, pas vrai ? Bien sûr, il y aura toujours quelques personnes pour arborer malgré tout des signes extérieurs de « sexualité portes ouvertes » ; mais ce genre de personne se retrouve dans tous les milieux, pas seulement à l’Hôpital. Qui n’a jamais croisé une « salope » au cours de sa vie ??? Au boulot ou ailleurs ? Il n’y a pas forcément une exception pour le milieu hospitalier, on trouve ce genre de spécimen partout…


Je me dois tout de même afin de rétablir un certain équilibre, de vous parler des histoires de cul hospitalières de ma connaissance. Oui, cela existe ! (Vous êtes content, hein ?) Je vais me limiter à ce dont je peux vraiment parler, c’est-à-dire des relations dans l’Hôpital où je travaille, et plus particulièrement dans mon secteur. Mais pour cela, il va falloir patienter, la suite demain !




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Re: Le sexe à l'hôpital : info ou intox?

Message  djmax le Jeu 5 Jan - 16:37


Le sexe à l'hôpital : info ou intox? (volume 2)
Par Emma


Voilà la suite de l’article d’hier. Après avoir démystifié l’image de l’infirmière-chaudasse (pleurez pas les mecs je sais c’est dur à avaler) je vous parle aujourd’hui d’une réalité que je ne peux nier : oui il y a des histoires de cul à l’Hôpital…


Mon premier article vous narrait mes relations difficiles avec l’amour et tout ce qui va avec. Si vous l’avez lu, vous aurez donc remarqué que j’ai eu une liaison amoureuse avec un collègue infirmier. Et même si je ne mets pas notre relation sur le même plan que d’autres histoires plus crues, nous avons quand même fait l’amour dans la salle de repos et dans la salle de réunion du service… (ben on s’était débrouillé pour faire des nuits ensemble…). Souvenez-vous de mon article… vous voyez le sale con TMM (Très Mal Monté pour les connaisseurs lol) à qui je veux aller régler ses comptes ? Ben encore un infirmier… pas un de mes collègues directs, il travaille dans le secteur d’à côté. Avec lui je n’ai jamais rien fait à l’hôpital, il n’a été qu’un « coup pour rien » en qui j’ai voulu croire pour m’aider à oublier mon ex. Echec sur toute la ligne… ! et puis dernière nouveauté, il paraît qu’un charmant jeune homme infirmier lui aussi dans un autre secteur ma trouve charmante… A suivre ! Bref, voilà pour ma part. Parlons maintenant de mes collègues ! (gniark gniark gniark).

Disons que c’est plutôt calme à notre niveau… Je peux tout de même signaler une relation croisée : Un de mes collègues (nous l’appèlerons B) sort depuis 3 ans avec une infirmière du secteur d’à côté (nous l’appèlerons V). C’est une histoire de « je t’aime moi non plus » assez compliquée. Bref, à une époque où ils étaient séparés, V est vaguement sortie avec TMM. Je récapitule : B sortait avec V qui a rompu et qui est allée avec TMM qui a rompu et qui est allé avec moi, et là ben moi j’ai rompu au moment où B et V revenaient ensemble. Vous suivez ?

Une autre relation à la « fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis », un de mes collègues infirmier et l’une des 2 assistantes sociales du secteur, ensemble depuis plus ou moins 2 ans, mais bon, avec eux on a un peu de mal à suivre !

C’est à peu près tout pour mon service, il y a bien quelques rumeurs de temps à autres, mais rien de vraiment étayé par des faits réels, rien à prendre au sérieux. Au niveau de l’Hôpital, par contre…

Là, les histoires de cul au fil des années et des pavillons, il y en a en-veux-tu-en-voilà ! Difficile de tout vous raconter, surtout que je ne suis trop « récente » pour être au courant de toutes les sauteries historiques de mon établissement. Mais je vous dois bien un petit aperçu !

La dernière anecdote croustillante en date remonte à l’an passé. Posons le cadre : notre hôpital a explosé avec AZF, nous étions donc (on a réintégré il y a juste 3 semaines) en location sur 3 étages d’un hôpital appartenant au C.H.U. La surveillance classique est assurée par les agents de sécurité du C.H.U, disposant d’un PC sécurité et de caméras judicieusement disposées. Putain de caméras !! Un rapport est un jour remonté à notre direction pour préciser que des images de 2 soignants avaient été tournées dans l’escalier de secours. Pourquoi un rapport me direz-vous ? Parce que ça parlait pas trop clinique et recherche diagnostique dans les escaliers… d’ailleurs, on ne parle pas la bouche pleine…

Ensuite, il y a un pavillon réputé pour être quasi boite à partouze ! Je te chope, je la chope, il me chope… notamment un aide-soignant affamé qui pécho tout ce qui passe à sa portée, stagiaires y compris ! C’est le pavillon qui détient le record de divorces pour cause de sexe entre collègues ! Je pense quand même que le travail dans ce service étant peu gratifiant et moyen intéressant, le sexe et la drague sont une roue de secours…


Voilà, il y a bien sûr d’autres histoires, mais je vais pas non plus vous étaler la vie privée de mes collègues (quoi c’est déjà fait ??!).

Peut-être que le milieu difficile qu’est un hôpital majore et excite la séduction, passer par des moments difficiles peut « encourager » à aller chercher un certain réconfort ou à décharger ses émotions d’une façon ou d’une autre, mais je pense très sincèrement que dès que l’on mélange des hommes et des femmes, on prend le risque que des histoires naissent entre eux, et ceci dans tous les milieux professionnels.

Donc, au final, thèse, antithèse, synthèse, je vous dit que NON, l’hôpital n’est pas un baisodrome !!! Non mais !


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